Gen's Stream : le Coeur des Forêts Primordiales...

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mercredi 3 février 2010

Sora no Woto - Premier coup d'oeil

Nombre d’épisodes vus pour l’aperçu : 5 (12 prévus)
Date de diffusion des épisodes : 04/01/10, 01/02/10

J’entends déjà les cliquetis furieux retentir sous des milliers de doigts cruels torturant tout autant de souris, et les pensées traverser l’espace-temps pour venir se coller sur mon écran taciturne : “Sora no Woto, encore !”, “Tiens, encore un qui a trouvé son marronnier éditorial, hé !”, “On n’avait pas déjà tout dit sur le sujet ?”, ou autres trolls gracieux du genre “Epic Fail, blogchanien !”. Eh bien moi, non, je n’ai pas encore eu l’occasion de parler de ce qui restera ancré dans la blogosphère otaque comme le Verdun de l’animation japonaise, et de dire pourquoi envers et contre tout, j’aime Sora no Woto. Pas au point d’ériger une statue cavalière à l’effigie de ses personnages, mais assez pour répéter le visionnage toutes les semaines sans me torturer les méninges au point de friser l’infarctus. Peut-être que ce dont a vraiment besoin Sora no Woto, c’est qu’on la traite comme une série comme les autres, quand bien même elle ne l’est pas tout à fait ?

Sora no Woto vs Gustav Klimt

La comparaison ne serait-elle pas déjà plus pertinente à ce niveau là ?

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vendredi 15 janvier 2010

Haibane Renmei, une fille qui avait des ailes grises

Version française : Ailes Grises (Dybex, 2005)
Studios : Radix
Genre : Mystère, Fantastique, Train de vie, Drame
Nombre d’épisodes : 13 épisodes
Diffusion : Du 9 Octobre 2002 au 18 Décembre 2002 

Spoil Warning

Comme ça, vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenus. Oui je sais, y’a une faute à “susceptible”, ça craint pour un ex-lettreux, mais n’ayant pas eu la bonne idée d’enregistrer le photoshop de l’image je me retaperai tout plus tard. Ce qu’il faut pas faire, quand même…

Ah Haibane Renmei, un nom qui m’évoque… ben, il ne m’évoquait justement pas grande chose jusqu’à son récent visionnage. Haibane Renmei est une série qui trainait dans mon AnimeList depuis un bon bout de temps, c’était un peu devenue une habituée des lieux, et ça m’a fait tout drôle d’enfin l’en sortir. Fricotant avec l’amie procrastination, je me disais que j’aurais le temps plus tard, et que de toute façon d’après ce que j’avais entendu sur le sujet, ça serait un conte gentillet avec plein de bons sentiments, mais un peu soporifique sur les bords. En amorçant le rattrapage des nombreuses séries que je dois voir à tout prix, je voulais commencer en douceur avec cette petite histoire d’angelots dont je ne savais, au final, pas grand chose. Même les premières minutes un peu déconcertantes confirmaient cette impression d’œuvre complexe mais peu accessible, un caractère tout droit hérité de Serial Experiments Lain, me disais-je. Je me voyais déjà plongé dans de doux songes pendant que tout un tas d’images et de concepts incompréhensibles défileraient sous mes yeux. Et le premier épisode de la série s’acheva, me laissant à la fois surpris et déconcerté. L’image fragile que je m’étais forgée de la série venait de voler en éclat. C’est parfois si bon de se tromper…

Haibane Renmei

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mercredi 6 janvier 2010

Aquaria (PC)

Note : Le classement de ce billet dans le fil de tags BlogChan est purement arbitraire, au vu des parutions de la blogosphère je suis encore incapable de dire si je dois simplement me limiter aux parutions japanim ou inclure aussi les loisirs vidéoludiques. Alors puisque le jeu le vaut bien, je prends le risque de me faire taper sur les doigts…

Date de sortie : 7 décembre 2007 (internet)
Genre : Action, Aventure, Shoot’em up, Mystère, Enigme, Drame
Nombre de joueurs : 1 joueur
Développeur : Bit Bolt

Dans un marché vidéoludique de plus en plus souvent régi par le succès commercial et la course aux progrès techniques, voir certains prendre le risque de renouer avec le jeu vidéo véritable devient un enchantement de tous les instants. C’était le cas avec Braid, à la fois parodie assumée et réflexion profonde qui nous proposait de jouer avec le temps pour résoudre des énigmes tordues tout en nous contant avec subtilité la naissance hésitante d’une des armes les plus dévastatrices jamais créée. World of Goo et Lost Winds avaient aussi apporté un bon moment de détente à des joueurs de tous poils, et prouvent largement que les puzzle games modernes en ont encore dans le ventre. Ces bijoux vidéoludiques rivalisant de simplicité se multiplient pour le grand bonheur des nostalgiques, qui y voient une renaissance discrète bien à l’abri des blockbusters HD confortablement installés sur les consoles next-gen du moment.

L’un de ces outsiders charmeurs s’appelle Aquaria, et nous plonge dans un monde océanique onirique où toute chose est liée par une intime poésie, essence sacrée du fragile équilibre qu’elle tisse au gré des flots. Ode à la perdition et à l’emphase des sentiments, l’aventure laisse difficilement indemne et éveille les sens, nous dévoilant un univers à fleur de peau où émotion et vie s’entremêlent dans une danse lyrique et symbiotique. Prêts à emboiter le pas aux côtés de la douce Naija ?

Aquaria

Aquaria Fanart by Tetine

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mardi 5 janvier 2010

Note vidéoludique - Episode 1 : Les thèmes d'introduction

Avec ses Mélodies Oniriques, Jack nous rappelait avec nostalgie que même si nous ne partageons pas les mêmes souvenirs marquants, la musique est toujours un facteur important lorsqu’il s’agit de se souvenir de moments clés de nos expériences vidéoludiques. C’est d’autant plus vrai qu’elle est une partie essentielle d’un jeu vidéo, à même de communiquer l’ambiance d’un lieu ou l’émotion d’un instant avec un rapport à la réalité aussi distant. L’émotion se doit ainsi d’être perceptible par un moyen quelconque afin de persuader le joueur qu’il est confronté au vivant, au réaliste, que ce qui se produit sous ses yeux n’est pas un simple empilement de polygones ou de pixels. Ce moyen de donner vie à un univers virtuel, c’est la musique, qui souligne ses diverses facettes, ou justement son absence inquiétante. La musique insuffle une âme au support auquel elle est attachée, c’est valable pour la majeure partie des œuvres visuelles mouvantes modernes, avant même que les acteurs de cinéma bicolore se parent d’une voix. Quoi de plus naturel qu’aborder ce sujet sur un blog qui s’intéresse à cette culture visuelle donc ?

Final Fantasy Tactics

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mercredi 30 décembre 2009

Line-up des séries à paraître sur le blog - Hiver 2009/2010

Le froid couvre lentement la France endormie, et la glace profite du sommeil pesant des hommes pour descendre dans la nuit noire et piéger l’eau dans une froide prison. Le paysage, couvert d’un impénétrable manteau de neige, se dévoile à nos yeux égarés au delà de la vitre de notre foyer mal chauffé. La première décennie du nouveau millénaire prend fin, et nous contemplons, nous contemplons, sous cette neige illusoire qui inonde les Noëls de notre enfance, le reflet de guirlandes lumineuses qui dansent dans le lointain. Cette année, la neige n’est pas tombée…

… Je rends un dernier hommage à la dizaine d’années pleine de rebondissements qui vient de s’écouler, et je vous souhaite (un peu en retard, mais encore à temps) un joyeux Noël ! Merci de m’avoir lu, et d’avoir laissé libre cours à votre curiosité !

Joyeux Noël

Oui, le Père Noël de l’otaque a une poitrine, une jupe en fourrure extra-courte et est extrêmement sensible au froid. Hum, quoi ? De la censure ? Je ne vois absolument pas de quoi vous voulez parler…

Comme la saison dernière, voici un petit récapitulatif des séries hivernales que vous trouverez sans doute sur le blog. Vous noterez que je n’ai pas encore parlé de toutes les séries qui me sont passé sous le nez la saison dernière, pour la simple raison que j’attends d’en voir certaines jusqu’au bout pour écrire un petit quelque chose dessus (du genre To Aru Kagaku no Railgun). Et évidemment, ce petit Line-up ne prend pas en compte les déceptions et découvertes potentielles que je pourrais faire entre-temps, comme les séries plus anciennes qui auront fait danser leurs reflets sur mes yeux. Quand au traditionnel bilan annuel, il n’a pour moi rien de traditionnel et je n’ai à priori pas l’intention d’en pondre un, le contenu du blog en lui-même ou MyAnimeList s’en chargent très bien sans moi. Mine de rien, ça prend du temps à mettre en place, et je préfère consacrer ce temps à des activités plus productives. Sur ce, tournons-nous vers les découvertes trépidantes que nous réserve cette nouvelle année, qui démarre sous de bons auspices !

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lundi 21 décembre 2009

La Religion sur l'Archipel : le culte de la diversité

Ce billet est une reprise corrigée et complétée de l’article sur la religion japonaise publié il y a exactement un an sur l’ancienne version du blog, un petit mois avant son affiliation sur Blogchan. Ce “recyclage” a surtout pour but de ne pas perdre le travail et recherche et de rédaction qui avait été nécessaire pour composer l’ancien article, qui m’a paru être d’utilité publique lorsque je l’ai relu récemment. Enfin, pour toute personne qui s’intéresse de près ou de loin au Japon en tout cas, histoire de voir au delà de son image souvent faussée que l’animation japonaise nous transmet.

Note : Je vous préviens, ça risque d’être long, alors préparez-vous un bon casse-croûte et assurez-vous d’avoir du temps à tuer devant vous avant de commencer. Ou lisez en plusieurs fois, ça sera peut-être plus abordable comme ça.

Le Japon, Pays du Soleil Levant, terre lointaine, et royaume de tous les fantasmes pour le spectateur occidental qui l’idéalise à loisir, notamment au travers de l’animation japonaise, des mangas et des maigres clichés culturels qui parviennent au vieux continent. A l’heure actuelle encore, le choc des cultures fait des ravages et le public baigné dans les clichés occidentaux ne verra du Japon que ses extrêmes et ses tendances forcément éloignées des nôtres, et donc souvent fascinantes. Mais ne voir en l’archipel nippon que cette facette fantaisiste de sa culture (que ce soit la mode, la technologie, ou les médias populaires), c’est commettre une grave erreur de jugement, comme stigmatiser une personne lointaine sans connaître son identité réelle, sa nature profonde et ses nombreuses cicatrices.

Shinto Torii

Entrée de l’allée des Mille Torii protégée par deux Kitsune, Sanctuaire Fushimi Inari, Kyoto. Crédits kebenny - Webshots

Pour toutes ces raisons, celui qui s’intéresse au Japon réel doit aussi se tourner vers sa culture, son histoire et ses traditions sans que cela ait forcément un lien avec l’animation japonaise. Les mangas (support papier) et l’animation sont en effet une bien maigre partie de la culture japonaise et il serait navrant de la limiter à ça, il est important de se rendre compte que ce qui parvient à nos frontières n’est pas représentatif des traditions profondément conservatrices et ancestrales de ce pays, et de la diversité qui y règne paradoxalement. C’est cette même raison qui explique l’importance et l’intérêt que je voue à ce thème souvent pompeux et décrié qu’est la religion, puisque les croyances y sont à l’image de la culture du pays : une mosaïque variée où culture ancestrale et modernité se rejoignent dans un équilibre souvent mis en péril.

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jeudi 17 décembre 2009

Cencoroll, pudding or not to be

Version française : Non licenciée
Studios : Maruhama - Distribué par Aniplex
Genre : Action, Mystère, Fantastique
Nombre d’épisodes : 1 OAV
Diffusion : 28 Juillet 2009 (Fantasia International Film Festival), 22 Aout 2009 (Japon)

IcingSugar et Exelen avaient titillé ma curiosité en décrivant la chose comme un OAV court qui valait surtout le coup d’œil pour son côté étrange et ses bestioles farfelues, mais qui n’avait pas vraiment le temps de traiter son sujet en profondeur et qui avait été assez sévèrement jugé par les critiques. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai visionné ce moyen-métrage qui sort quelque peu du commun (durée d’un épisode habituel, en 25 minutes c’est bouclé). Et même en ayant lu plusieurs avis sur le sujet, j’avoue avoir été très agréablement surpris par l’ensemble, d’abord parce que le visuel est très soigné, mais surtout parce que Cencoroll nous offre en une petit demi-heure une œuvre mouvementée et attachante qui fait qu’on en veut inévitablement plus. Plus qu’un appel à la curiosité, c’est une véritable porte ouverte sur le questionnement et la découverte que son unique auteur nous offre !

Cencoroll

Cencoroll by isuke

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lundi 14 décembre 2009

Tenkū no Escaflowne Soundtrack (Volume 2/3)

Suite de la review consacrée à la bande originale de la série Tenkū no Escaflowne (Vision d’Escaflowne chez nous). On avait vu dans le billet consacré au premier CD une introduction très efficace suivie de thèmes religieux récurrents, avec un Hajime Mizoguchi qui se faisait très discret et préférait laisser place au lyrisme de Yoko Kanno. Dans ce second volume de l’OST, il a enfin le champ libre et nous offre une palette de morceaux moins marquants, mais beaucoup plus variés et sombres, à l’instar d’autres productions du compositeur comme la bande originale de Jyu Oh Sei ou du long métrage Jin-Roh, où il est en tête d’affiche pour la musique. Injustement oublié lorsqu’on évoque la bande originale d’Escaflowne, ce dernier a pourtant fourni un travail remarquable sur cette bande originale, et a pleinement participé à la construction de l’ambiance sombre et oppressante de la série, un univers musical qui semble être sa marque de fabrique. Souvent considéré comme le disque le moins bon des trois volumes, ce deuxième CD est pourtant le plus original et intimiste. Pourquoi ? Comment ? Vaut-il quand même un petit sacrifice niveau porte-monnaie ? That is(are) the question(s).

Anime DVD Cover

OST Cover
Voir sur CDJapan

Source : Série animée (1996)
Editeur : Victor Intertainment
Compositeur(s) : Yoko Kanno, Hajime Mizoguchi
Répartition : 3x1 Disque, 48 pistes
Durée totale : 2 heures 43 min 3 sec
Date de première édition : 24/07/1996

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mercredi 2 décembre 2009

Natsu no Arashi!, souviens-toi, la chaleur de l'été...

En ce début d’hiver froid et pluvieux, il fait bon rester bien au chaud chez soi, une occasion en or de rattraper les retards abyssaux d’une watchlist MALéfique qui n’en finit pas de s’allonger, le tout en se remémorant la douceur toute relative d’un été un peu trop court. Et justement, c’est de souvenir que parle Natsu no Arashi!, mais pas celui de la chaleur torride des longues plages luisantes, plutôt celui des étés pleins d’émotions et de rencontres. Ces étés rares qui forment parfois le tournant d’une vie, ou nous offrent la torpeur d’une passion éphémère qu’on oubliera difficilement. Natsu no Arashi! parle de ces étés dont l’éclat baigne encore notre mémoire, ceux qui nous envahissent de nostalgie lorsqu’on se les remémore. Des étés de tempête qui ont bouleversé nos vies.

Natsu no Arashi!

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jeudi 26 novembre 2009

Tenkū no Escaflowne Soundtrack (Volume 1/3)

Note : Par souci de lisibilité, la critique sera divisée en trois billets, histoire d’éviter un billet interminable comme un certain article sur la mythologie scandinave difficilement lisible d’une traite…

Les critiques d’OST, c’est mon petit plaisir égoïste, le truc qui m’emplira toujours de plein de choses même si personne ne les lit. Je ne vais pas vous (me ?) refaire le paragraphe un peu pathos sur l’importance de la musique dans une œuvre, mais voilà, pour moi c’est indissociable, et tous mes grands souvenirs sont plus ou moins liés à un thème particulier. Tenkū no Escaflowne (qui se traduit littéralement par “Escaflowne du Ciel” et non “Vision d’Escaflowne”, comme on pourrait le penser puisque c’est le titre qu’a massivement adopté la série à l’étranger), c’est une des œuvres qui m’ont fait découvrir l’animation japonaise. Et même si mes souvenirs relatifs à la série sont un peu vagues (il faut que je me la refasse un de ces jours), les musiques sont restées gravées dans ma mémoire.

A l’époque de ma fin d’enfance, la découverte de la série m’a fait un drôle d’effet. Alors que je ne connaissais que des mangas édulcorés et pas vraiment sérieux à la sauce Club Dorothée (DBZ et Saint Seiya, ça a jamais vraiment été mon truc), j’ai découvert un visuel très sombre, des personnages torturés, un univers partagé entre monde moderne et fantastique, et puis surtout l’ambiance, qui tenait vraiment du jamais vu pour moi. Je me souviens encore de la première scène que j’ai vu, celle où Van combat un dragon pour la première fois, avec la musique épique et le flot d’émotions qui va avec. Sans doute l’une de mes scènes les plus marquantes de l’animation japonaise, pas pour sa qualité mais plutôt pour la manière dont je l’ai ressentie à l’époque. Ce ton résolument sombre, cette douleur omniprésente, la violence inhabituelle, la petite Hitomi qui plonge dans cette intrigue et à qui je me suis tout de suite identifié, c’était beau, vraiment beau, marquant même. Je cherche dans les séries modernes cette lueur qui m’a traversé en regardant cette scène et qui m’a scotché devant mon écran, le sentiment de découvrir quelque chose de nouveau et d’énormissime, quelque chose qui me marquerait à vie. Je dois sans aucun doute à Tenkū no Escaflowne mon statut d’otaque partiel, comme je dois à des jeux comme Zone of the Enders ou Xenosaga mon autre moitié gamer. Tout d’un coup, j’avais été bouleversé d’émotion et d’inspiration, un sentiment qui a déterminé pas mal de choses en moi à l’époque. Je vais peut-être arrêter là les penchants emo et les atermoiements, mais bon voilà, j’ai quand même une petite larmichette à l’œil.

The Distress of Suzumiya Haruhi

From The Rampage of Suzumiya Haruhi by isteb-isteb

La bande originale de Tenkū no Escaflowne, ça représente donc pour moi toute cette émotion de la découverte de la série, plus encore que la série en elle-même. C’est un peu à l’image de tout ce que j’aimerais trouver, et que j’ai parfois largement entraperçu, dans une série animée, et ça me rappelle toutes ces œuvres marquantes à la fois. Les années passant, j’avais un peu mis tout ça de côté, et c’est avec beaucoup de nostalgie que j’ai réécouté ces musiques très récemment. Cette critique relativement subjective est surtout un hommage à ces moments qui m’évoquent énormément de choses, et une occasion de faire découvrir ce qui m’a tant marqué à d’éventuels lecteurs invisibles qui cliqueraient sur les liens d’écoute par simple curiosité. La curiosité, c’est extraordinaire, ça permet de faire tout un tas de découvertes sans avoir la moindre attente, et c’est là qu’on a les meilleurs surprises. Tous mes grands moments d’animation sont issus d’un simple élan de curiosité, de la découverte progressive des multiples facettes d’Haruhi Suzumiya à l’enfance solitaire tragique de l’héroïne d’Elfen Lied. Alors peu importe si personne ne réagit à ces critiques, même si une seule personne clique par simple curiosité et découvre quelque chose qui peut se rapprocher de ces bouleversements, ça me satisfait. C’est ça, la signification du titre du blog “Forêt Primordiale”, ni plus ni moins. J’ai du mal à comprendre la mode qui voudrait qu’on doive forcément se “lasser” de l’animation nipponne au delà d’un certain temps, ou passé un certain âge. Pour moi, c’est un plaisir de tous les instants, et quelque soit la qualité moyenne d’une saison, j’arrive toujours à trouver mon bonheur quelque part (et puis dans le cas où il n’y aurait absolument rien, y’a toujours une foule de choses à découvrir dans les productions plus anciennes). Conclusion : c’est pas l’animation japonaise qui se dégrade, mais les gens qui se lassent toujours de tout en répétant la tirade “c’était mieux avant”. Et c’est ça qui est triste.

J’aurais dû vous prévenir, l’intro est quelque peu déprimante, mais le malheur alimente les rêves les plus fous, non ?

Anime DVD Cover

OST Cover
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Source : Série animée (1996)
Editeur : Victor Intertainment
Compositeur(s) : Yoko Kanno, Hajime Mizoguchi
Répartition : 3x1 Disque, 48 pistes
Durée totale : 2 heures 43 min 3 sec
Date de première édition : 22/05/1996

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